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Les erreurs qu’on a faites aux Galápagos (et ce qu’on ferait autrement)

Coups de soleil, réveils manqués, mauvais restaurants et site de plongée mal choisi : les erreurs de notre voyage aux Galápagos, pour que vous les évitiez.

Deux iguanes marins endormis au bord du chemin à Puerto Villamil, Isabela

Les Galápagos sont un voyage que vous ne regretterez pas, surtout si vous aimez la faune comme moi ! Même si nous avons eu un très beau voyage, notamment grâce à l’aide d’ITK pour la planification, cela ne nous a pas empêché de faire quelques erreurs. Voici notre retour sur les erreurs qu’on a faites aux Galápagos et ce qu’on ferait autrement, histoire que vous ne les fassiez pas !

Iguane marin des Galápagos au repos sur le sable blanc

Sous-estimer le soleil de l’équateur

Je suis blanc, TRÈS BLANC, à tel point que des amis me surnommaient le Béluga. Ma peau a tendance à brûler beaucoup plus vite qu’elle ne bronze. Donc j’ai l’habitude de bien me protéger du soleil. Je mets de la crème solaire, une casquette sur la tête et des manches longues parfois même quand il fait chaud, juste pour protéger ma peau.

Et pourtant, nous n’avons pas pu échapper aux coups de soleil…

Nous n’avons pas fait de folie : une heure de snorkeling à Los Túneles, pas davantage. C’est le lendemain que nous avons mesuré l’étendue des dégâts. À un degré de l’équateur, le soleil tombe à la verticale et la surface de l’eau renvoie une partie de ce qu’elle reçoit. On flotte, la tête sous l’eau, absorbé par une tortue ou un banc de poissons, et rien n’avertit que ça brûle. C’est le lendemain que cela fait mal. D’ailleurs, si vous êtes sensibles aux coups de soleil, pensez à prendre de la Biafine ou de l’aloe vera pour aider à guérir plus vite.

Snorkeling en t-shirt de sport à manches courtes pour se protéger du soleil, Galápagos
À défaut d’un haut à manches longues en lycra, j’ai utilisé un t-shirt de sport à manches courtes, cela protège un minimum.

La leçon a servi : quelques jours plus tard, à Bahía Sardina, nous avons écourté notre heure de snorkeling pour rester à l’ombre du bateau. Un choix qu’on ne pense pas à faire avant d’avoir été échaudé une première fois.

Ce qu’il faut retenir : une crème haute protection résistante à l’eau, appliquée avant d’embarquer (et à renouveler régulièrement), et surtout un haut en lycra à manches longues. C’est la seule protection qui tient réellement une heure dans l’eau, et la plupart des opérateurs en louent avec le matériel de snorkeling. Sinon, cela se trouve facilement chez Decathlon ou ailleurs.

Ne jamais être retournés à la Concha de Perla à l’aube

La Concha de Perla est une crique naturelle abritée, à quinze minutes à pied du centre de Puerto Villamil. On y accède par une passerelle en bois qui traverse la mangrove, avec des iguanes marins et des otaries endormies sur le chemin, jusqu’à un ponton équipé d’une échelle. L’eau y est peu profonde et calme : c’est l’un des meilleurs spots de snorkeling débutant de l’archipel, et il est entièrement gratuit, sans guide obligatoire.

La passerelle en bois qui traverse la mangrove jusqu'à la Concha de Perla, Isabela
La crique de la Concha de Perla, ses bouées de délimitation et un nageur, Isabela

Un guide nous avait pourtant prévenus : il fallait y être vers 5 h 30. À cette heure-là, la densité d’animaux est, selon ses mots, incroyable. Nous n’y sommes allés qu’en pleine journée, et nous avons eu exactement ce qu’on mérite dans ce cas : une visibilité médiocre, du monde partout, et presque rien à voir.

Si vous dormez à Isabela, mettez un réveil. C’est l’une des rares choses aux Galápagos qui ne coûtent rien et qui, au bon moment, rivalisent avec des excursions à plusieurs centaines de dollars.

Avoir choisi un site de plongée trop loin

Bartolomé nous a laissé un très beau souvenir de plongée, mais le trajet en a gâché une partie : une heure trente de bateau à l’aller, autant au retour, sur une mer remuante. Nous sommes arrivés sur le site avec le mal de mer, ce qui n’est pas l’état idéal pour s’équiper et descendre.

Avec le recul, l’erreur n’était pas de choisir Bartolomé, mais de ne pas avoir comparé les distances avant de réserver. Seymour North est nettement plus proche de Santa Cruz, et sa réputation pour les raies manta et les requins marteaux n’a rien à envier au reste de l’archipel.

Deux plongeurs en combinaison et détendeur lors d'une plongée aux Galápagos

Si vous plongez aux Galápagos, posez la question du temps de navigation en même temps que celle du prix. Trois heures de bateau dans une journée déjà fatigante, ça change la nature de la sortie.

Sinon, une alternative pour visiter les sites de plongée plus éloignés est de faire une croisière de plusieurs jours. Mais cela peut rapidement devenir cher.

Ne pas parler espagnol

C’est notre regret le plus net et le moins cher à corriger. Aux Galápagos, l’anglais suffit pour les excursions et les hôtels, mais pas pour parler aux gens. Au premier contact, on sourit peu, et on croit à de la froideur. Il suffit de tenter trois mots d’espagnol pour que tout change : les visages s’ouvrent, la conversation s’engage, on cesse d’être un touriste de plus.

L’absence d’espagnol se paie aussi dans des situations très concrètes. À l’aéroport de Guayaquil, Marie voulait simplement faire retirer le jambon d’un sandwich aux œufs. Faute de pouvoir l’expliquer, on lui a vidé le sandwich et rendu le pain. C’est parfois difficile d’être végétarien en Amérique du Sud.

Jus de fruits frais et cocktail sur une table en bois face à la plage au coucher du soleil, Isabela

Quelques dizaines de mots préparés avant le départ — commander, demander son chemin, expliquer une restriction alimentaire, suffisent à changer le voyage. Je vais devoir relancer mon Duolingo !

Bref, dans toutes les activités touristiques, vous devriez vous en sortir en anglais, mais dès que vous êtes en dehors des endroits touristiques, cela peut se compliquer.

Si vous ne parlez ni anglais ni espagnol, j’aurais tendance à vous recommander de trouver un guide francophone (ou qui parle votre langue) pour vous accompagner presque partout. Car sinon, le voyage risque d’être un peu complexe pour vous.

Avoir mal choisi deux restaurants

Sur onze jours, deux repas nous ont vraiment déçus : The Rock à Puerto Ayora, qui fut notre addition la plus élevée de Santa Cruz pour le résultat le moins convaincant, et le Casa Blanca à San Cristóbal, dernier repas du voyage, cher pour de petites portions.

Dans les deux cas, l’erreur est la même : nous avons choisi sur la réputation ou l’emplacement, sans regarder ce qu’il y avait dans les assiettes autour de nous. À Puerto Ayora, l’avenue Charles Binford et ses kiosques offraient à quelques rues de là une bien meilleure soirée pour moins cher.

Menu du jour à 10 US$ : poulet, riz, frites et légumes sautés, Puerto Villamil

Trouver les bons restaurants est toujours un défi dans les pays que vous ne connaissez pas. La plupart du temps nous nous fions au Lonely Planet qui a souvent de bonnes recommandations ou bien aux locaux (guides, réception de notre hôtel, personnes rencontrées pendant une activité…). Cela marche souvent mais pas toujours.

Le détail des dix adresses que nous avons testées, avec ce que nous avons payé dans chacune, est dans notre article consacré aux restaurants des Galápagos. En espérant que cela vous aide.

Ce qu’on a bien fait, quand même

Trois décisions nous ont épargné beaucoup d’ennuis.

Avoir pris une escale longue à Panama plutôt qu’un transfert d’une heure trente. Sur ce genre d’itinéraire, un vol en retard suffit à faire tomber toute la chaîne et ici elle se termine par un vol inter-îles qui ne part qu’une fois par jour. Donc on ne peut pas trop se permettre de le rater sans rater une journée de voyage.

Être arrivés très en avance à l’aéroport de Guayaquil. Les formalités pour les Galápagos ne ressemblent à aucun vol intérieur : contrôle des bagages, carte de transit, taxe du parc. Comptez au moins quatre heures. Beaucoup de voyageurs autour de nous ignoraient le nombre d’étapes et étaient à la course pour tout faire. Je ne sais pas si cela a changé en 2026, mais si c’est toujours pareil, prévoyez du temps !

Deux iguanes marins endormis au bord du chemin à Puerto Villamil, Isabela

Avoir écouté notre agence le 15 mars. Alors c’est vraiment exceptionnel car nous étions au tout début du COVID. Mais quand elle nous a conseillé de devancer notre retour, les frontières n’étaient pas encore fermées et rien ne nous obligeait encore à terminer notre voyage en avance (et rater la partie dans les montagnes équatoriennes). Nous avons fait le choix de faire confiance à notre agence (un autre avantage de passer par une agence locale). Sans cela, nous serions probablement restés bloqués plusieurs semaines aux Galápagos ou en Équateur.

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