En mars 2020, nous sommes partis onze jours aux Galápagos : Isabela, Santa Cruz, puis San Cristóbal. Nous avons tenu un journal chaque jour. Cette page les rassemble dans l’ordre, avec l’itinéraire complet, et sert de point de départ si vous préparez un voyage similaire aux Galápagos.
Ce que je peux vous dire dès maintenant c’est qu’en choisissant une destination comme les Galápagos, vous ne pouvez pas vous tromper ! C’est un endroit fabuleux pour tous les amoureux des animaux. Entre tortues géantes, requins marteaux et iguanes marins, il faudra parfois faire des choix. Voici maintenant notre itinéraire.

Notre itinéraire aux Galápagos en un coup d’œil
| Jours | Île | Temps forts |
|---|---|---|
| 1-2 | Trajet, puis Isabela | Montréal, Guayaquil, arrivée aux Galápagos |
| 3-5 | Isabela | Volcan Sierra Negra, Los Túneles, Las Tintoreras |
| 6-7 | Santa Cruz | Plongée à Bartolomé et Cousins Rock |
| 8-9 | San Cristóbal | Tour de l’île en bateau |
| 10-11 | Retour | Fermeture des frontières, retour compliqué |
Notre journal, jour par jour
- Galapagos – Jour 0: Grand départ — Montréal, Panama City, Guayaquil : un départ déjà retardé.
- Galapagos – Jour 1: Départ de Guayaquil vers Isla Isabela — Vol vers l’archipel et traversée jusqu’à Isla Isabela.
- Galapagos – Jour 2: Volcan Sierra Negra et balade à vélo — Ascension du volcan Sierra Negra, puis balade à vélo sur Isabela.
- Galapagos – Jour 3: Los Tuneles (tunnels de Cabo Rosa) — Snorkeling à Los Túneles, à la pointe sud d’Isabela.
- Galapagos – Jour 4: Las Tintoreras et tortues terrestres géantes — Kayak à Las Tintoreras : manchots des Galápagos, flamants roses et tortues géantes.
- Galapagos – Jour 5: Transfert vers l’île de Santa Cruz — Départ d’Isabela pour Santa Cruz, la plus peuplée des îles.
- Galapagos – Jour 6: Plongée à Bartolomé et Cousins rock — Plongée à Bartolomé et Cousins Rock avec le centre Scuba Iguana.
- Galapagos – Jour 7: Découverte de San Cristobal — Transfert vers San Cristóbal.
- Galapagos – Jour 8: Tour 360 degrés de l’ile San Cristobal — Tour de l’île de San Cristóbal en bateau, à la journée.
- Galapagos – Jours 9 et 10: Retour compliqué jusqu’à Montréal — Le retour vers Montréal, bousculé par la fermeture des frontières.
Le voyage en vidéo
Vous préférez voir les choses plutôt que de lire un journal ? Pas de problème, vous pouvez retrouver notre journal vidéo ici :
- Notre voyage aux Galapagos en vidéo
- Vidéo: Galapagos Jour 1
- Vidéo: Galapagos Jour 2
- Vidéo: Galapagos Jour 3
- Vidéo: Galapagos Jour 4
- Vidéo: Galapagos Jour 5
- Vidéo: Galapagos Jour 6
- Vidéo: Galapagos Jour 7
- Vidéo: Galapagos Jour 8

Combien ça coûte – Notre budget pour 11 jours aux Galápagos
Combien ça coûte – Le détail de ce que couvre notre circuit

Combien ça coûte – Prendre un circuit ou réserver soi-même ?
Le poste qui n’apparaît pas dans le budget
2 000 $ de billets rachetés en catastrophe
Le 15 mars 2020, l’Équateur annonce la fermeture de ses frontières pour le lendemain minuit. Notre vol de retour était prévu six jours plus tard. Copa n’avait plus rien vers Montréal avant le 21 mars : après une nuit blanche à l’aéroport de Quito et des heures à écumer les sites de réservation, nous avons racheté nous-mêmes un Panama → Miami → Montréal. Près de 2 000 $ pour nous deux, au moment précis où les prix avaient triplé parce que la planète entière essayait de rentrer chez elle.
Ces 2 000 $ ne figurent nulle part dans le budget de cette page, et c’est volontaire : l’assurance voyage incluse dans notre carte de crédit les a intégralement remboursés. Les compter fausserait le budget d’un voyage normal — mais les passer sous silence serait malhonnête.
La leçon tient en une ligne : vérifiez ce que couvre vraiment la carte avec laquelle vous payez vos billets, et surtout à quelles conditions — beaucoup n’activent la protection que si le voyage entier a été réglé avec elle. C’est le genre de détail qu’on lit distraitement en s’inscrivant, et qui décide un jour de 2 000 $.

Ce qu’il faut savoir avant de partir aux Galápagos
Les Galápagos ne se préparent pas comme une simple semaine à la plage. Les distances maritimes, les règles du parc et les frais d’entrée demandent un peu d’anticipation.
Avant de partir aux Galápagos, choisissez une saison adaptée à vos activités, réservez les éléments rares et préparez vos documents. Une bonne organisation laisse plus de place aux tortues géantes, aux fous à pattes bleues et aux paysages volcaniques.
L’archipel se visite toute l’année, mais chaque période apporte ses compromis. De décembre à mai, la saison est généralement chaude et humide. L’air et l’eau sont plus agréables pour la baignade, tandis que les averses sont plus fréquentes.
De juin à novembre, le temps devient plus frais et sec sous l’influence du courant de Humboldt. L’eau peut être froide, mais elle est riche en nutriments, ce qui attire davantage d’animaux marins. En août, attendez-vous souvent à des matinées couvertes, du vent et une mer plus animée. Les conditions changent aussi entre les zones côtières et les hauteurs de Santa Cruz.
Il n’existe pas de mois parfait pour tous les voyageurs. Si vous rêvez de nager longtemps et supportez quelques pluies tropicales, les mois chauds conviennent bien. Si votre priorité est l’observation marine, des eaux plus fraîches peuvent offrir de belles sorties de snorkeling et de plongée.
La mer doit peser dans votre décision. Une excursion en bateau peut rester agréable en février et devenir plus physique en août. Regardez donc les activités prévues, le type d’embarcation et les îles choisies avant de fixer vos dates.

Le mal de mer : comment mieux vivre les trajets entre les îles
Les liaisons entre les îles se font en speed boat, des bateaux d’une vingtaine de places qui filent à vive allure sur une mer parfois mouvementée. Comptez entre 1 h 15 et 2 h 30 selon la liaison et le bateau. Pensez à bien regarder si la liaison que vous envisagez existe. Par exemple, il n’existe pas de liaison directe entre Isabela et San Cristóbal. Tout passe par Santa Cruz, le hub de l’archipel. Relier ces deux îles demande de faire deux traversées, pas une. Ces trajets en bateau sont loin d’être les plus agréables, je vous recommande de limiter au maximum leur nombre.
Notre expérience
Dans notre cas, nous avons effectué trois traversées qui n’ont rien eu à voir les unes avec les autres. Entre Isabela et Santa Cruz, deux heures d’une vraie montagne russe : les coups étaient violents ; ils nous faisaient littéralement sauter de notre siège. Deux jours plus tard, entre Santa Cruz et San Cristóbal, tout était plutôt calme, nous avons fini par nous endormir pendant le trajet. Et au retour, de San Cristóbal à Santa Cruz, la traversée n’a duré que 1 h 15 et nous l’avons trouvée plus confortable qu’un vol en avion.
Ce qui change tout, c’est le bateau. Nous avons mis du temps à le comprendre, mais le schéma s’est répété : les gros bateaux encaissent les vagues, les petits les subissent. Le meilleur de nos trajets avait des sièges rembourrés orientés face à la marche, et non sur le côté comme dans les autres, un détail qui n’en est pas un quand la mer se creuse. Si vous avez le choix de la compagnie, posez la question avant de réserver et privilégiez les gros bateaux pour des trajets plus confortables.
Nous n’avons au final jamais été malades, mais nous n’étions pas loin lors de notre premier trajet.
Côté préparation, parlez à un professionnel de santé avant le départ et prévoyez une réserve de médicaments, Gravol au Canada ou Mercalm en France, pourrait vous être utile. Une règle vaut pour tous ces produits : prenez-les 30 à 60 minutes avant d’embarquer, pas quand le bateau commence à taper. Ils agissent en prévention ; une fois la nausée installée, il est trop tard.

Une fois à bord, quelques réflexes simples :
- Installez-vous au centre du bateau, le plus bas possible. C’est l’axe autour duquel tout pivote, donc l’endroit qui bouge le moins. L’arrière tape sur les vagues, l’avant se soulève.
- Asseyez-vous face à la marche, jamais de côté.
- Fixez l’horizon. Le mal de mer vient du désaccord entre votre oreille interne, qui sent le mouvement, et vos yeux, qui voient un intérieur immobile. Un point lointain et stable réconcilie les deux.
- Rangez le téléphone et ne lisez pas : c’est exactement l’inverse.
- Restez à l’air libre si c’est possible, et éloignez-vous des odeurs de carburant.
- Si ça se gâte, fermez les yeux, calez votre tête et respirez lentement. Supprimer l’information visuelle vaut mieux que lutter contre elle.
- Mangez léger avant de partir, mais évitez de partir le ventre vide.
Enfin, pensez à votre itinéraire en conséquence : limitez le nombre de changements d’île, et prévoyez une journée plus calme après un trajet en mer. Les départs sont matinaux (nous nous levions souvent à 5 h pour prendre les bateaux). Sachez aussi que les sacs sont fouillés au port, contrôle de biosécurité oblige, et qu’un bateau-taxi vous emmène jusqu’au bateau — autant d’étapes où un retard peut s’accumuler. Bref, prévoyez une marge sur les trajets.

Que faut-il réserver à l’avance pour un voyage aux Galápagos ?
Les vols au départ de Quito ou Guayaquil vers Baltra et San Cristóbal sont la première réservation à sécuriser. Ils déterminent votre porte d’entrée, vos transferts et l’ordre des îles visitées.
Le choix entre croisière et séjour d’île en île change tout. Une croisière fixe le programme et les repas. Un itinéraire terrestre permet d’ajuster les journées, mais demande plus de coordination entre hôtels, ferries et excursions.
Les réservations à sécuriser avant le départ
Réservez en priorité les éléments suivants, surtout pendant les vacances scolaires et les périodes de forte demande :
- Les vols internationaux, puis les vols vers Baltra ou San Cristóbal.
- La croisière ou les hébergements à Puerto Ayora, Puerto Baquerizo Moreno et Puerto Villamil.
- Les excursions à places limitées, comme Los Túneles à Isabela ou certaines sorties de plongée.
- Les transferts inter-îles dont l’horaire conditionne votre arrivée à l’hôtel.
Depuis le 29 mai 2025, la Tarjeta de Control de Tránsito, souvent appelée TCT ou TCC, se demande en ligne avant le vol vers l’archipel. La procédure numérique annoncée par le Consejo de Gobierno des Galápagos demande notamment vos données de passeport, vos vols et votre hébergement.
Vérifiez aussi les franchises bagages et les horaires de correspondance avant de payer vos excursions.
Ce qui peut attendre une fois sur place
Les taxis entre l’aéroport, le port et votre hébergement se règlent souvent à l’arrivée. Certaines agences locales proposent aussi des sorties disponibles pour le lendemain, en fonction de la météo et du nombre de participants.
Gardez cette souplesse pour une plage, une visite de centre d’interprétation ou une sortie peu demandée. En revanche, n’attendez pas pour les sites soumis à des quotas ou accessibles uniquement avec un opérateur autorisé.

Comment préparer un itinéraire réaliste entre les îles ?
Un bon itinéraire laisse du temps entre les déplacements. Trois îles en six jours peuvent sembler séduisantes, mais elles réduisent les moments passés dans les sites naturels. Deux îles bien choisies donnent souvent un séjour plus reposant.
La croisière convient aux voyageurs qui veulent atteindre des secteurs isolés sans gérer les trajets au quotidien. Le séjour terrestre est plus simple pour maîtriser le budget et prolonger une étape appréciée. Dans les deux cas, prévoyez une marge pour la météo, la mer et les horaires de bateau.
Les zones protégées imposent aussi des règles précises. Certains sentiers, débarquements et sites marins exigent un guide agréé. Le rappel des conditions d’entrée et des permis aide à éviter les réservations incompatibles avec votre programme.
Préparer le voyage sans perdre l’essentiel
Pour partir aux Galápagos sereinement, choisissez d’abord la saison qui correspond à vos activités et à votre tolérance à la mer. Réservez ensuite les vols, le séjour principal et les excursions les plus limitées.
Préparez votre TCT avant le vol et comptez au moins 220 US$ de frais obligatoires par adulte étranger, selon les tarifs actuellement indiqués. Avec ce cadre simple, vous profiterez davantage de la faune et des îles, sans découvrir une contrainte au dernier moment.

Mon avis honnête, après coup
La répartition : 4 nuits à Isabela, 2 à Santa Cruz, 2 à San Cristóbal. Avec le recul, c’est Isabela qui a été la mieux servie, et je ne changerais rien : trois journées pleines, trois ambiances différentes — le volcan Sierra Negra, Los Túneles, Las Tintoreras. C’est là que nous avons le plus vu et le mieux respiré.
Santa Cruz, en revanche, est l’île que nous avons le moins vue. Sur nos deux nuits, la première journée a été mangée par la traversée depuis Isabela, et la seconde par la plongée à Bartolomé — trois heures de bateau aller-retour. Résultat : nous avons dormi à Puerto Ayora sans vraiment la découvrir. Je pense qu’elle aurait mérité un peu plus de temps pour en profiter.
La plongée à Bartolomé (et probablement ailleurs aux Galápagos), est super belle et vaut le coup ! Pensez même à y faire votre cours pour être autonome si vous avez beaucoup de temps. Par contre, pensez que les distances peuvent être longues. Nous avions 1 h 30 pour nous rendre sur le site de plongée (donc 3 h aller-retour) et cela fait beaucoup dans une journée déjà fatigante de plongée.

Ce à quoi je donnerais plus de temps : San Cristóbal. Le tour 360° a été notre meilleure journée, Kicker Rock, et surtout cette colonie de dauphins qui a tourné autour du bateau. Nous nous sommes vraiment sentis privilégiés de pouvoir voir tout cela en si peu de temps. La plage de La Lobería est selon moi à ne pas rater en passant sur cette île. Deux nuits pour cette île, c’est court, j’aurais aimé y passer au moins une nuit de plus pour découvrir d’autres endroits.
Ce que je supprimerais : le centre d’interprétation de San Cristóbal. C’est correct pour comprendre l’histoire de l’archipel, mais on ne vient pas aux Galápagos pour lire des panneaux et il n’y a aucun animal. Je le remplacerais par du temps sur l’eau ou sur les plages. Même remarque pour la partie pêche incluse dans le tour 360 : c’est malheureusement une obligation administrative pour les bateaux.
Note : Sur le moment, ça sentait un peu la magouille : pourquoi diable notre matelot se met-il à pêcher au milieu d’une excursion touristique ? En réalité, c’est un dispositif du Parc national, la Pesca Artesanal Vivencial. Pour emmener des touristes sur ce type d’itinéraire, le bateau doit être enregistré comme bateau de pêche et son équipage doit être composé de pêcheurs locaux licenciés. L’objectif n’est pas de contourner la règle mais de reconvertir les pêcheurs vers le tourisme, et donc de réduire la pression sur la réserve marine. Notre matelot n’a rien attrapé ce jour-là — mais le poisson de notre déjeuner à bord venait de là.
L’agence : je la reprendrais. Ce n’est pas la solution la moins chère, nous avons payé environ 30 % de plus que si nous avions tout réservé nous-mêmes. Mais chaque transfert était là, à l’heure, sans que nous ayons à y penser : Pablo à Isabela, Javier à Santa Cruz, les billets de bateau achetés pour nous, les contrôles de biosécurité anticipés. Et surtout, quand la pandémie a fermé les frontières, c’est l’agence qui nous a prévenus avant tout le monde et poussés à devancer notre vol. Sans cela nous nous serions probablement retrouvés bloqués aux Galápagos ou en Équateur pendant plusieurs semaines. Ce jour-là, le prix de l’agence a été rentabilisés d’un coup. Pour en savoir plus sur l’agence, nous sommes passé par ITK.
Mon seul vrai regret, et il ne coûte rien à corriger : l’espagnol. J’en ai parlé dans le journal, mais notre niveau très limité en espagnol nous a empêchés d’entrer en contact avec les gens. Aux Galápagos, l’anglais suffit pour les excursions, mais pas pour parler aux habitants. Avoir une plus grande maitrise de la langue aurait probablement aidé aux échanges culturels avec les locaux. Depuis je me suis mis à Duolingo.
Et si vous n’aviez qu’un conseil à retenir sur le rythme : ne prévoyez rien d’exigeant le lendemain d’une traversée. Nous avons enchaîné, et les journées avec réveil à 5 h du matin s’accumulent. Alors on se couche tôt pendant ce genre de voyage, mais on manque parfois de sommeil. Enfin, prenez votre temps, je recommande de rester plusieurs jours sur une seule île plutôt que faire à peine une journée par île pour pouvoir toutes les faire.




