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Voyage aux Galápagos : notre itinéraire de 11 jours, île par île

Onze jours aux Galápagos en mars 2020, entre Isabela, Santa Cruz et San Cristóbal : notre itinéraire jour par jour, le budget réel à deux, ce que couvrait vraiment notre circuit et ce que nous ferions autrement.

Iguane marin des Galápagos au repos sur le sable blanc

En mars 2020, nous sommes partis onze jours aux Galápagos : Isabela, Santa Cruz, puis San Cristóbal. Nous avons tenu un journal chaque jour. Cette page les rassemble dans l’ordre, avec l’itinéraire complet, et sert de point de départ si vous préparez un voyage similaire aux Galápagos.

Ce que je peux vous dire dès maintenant c’est qu’en choisissant une destination comme les Galápagos, vous ne pouvez pas vous tromper ! C’est un endroit fabuleux pour tous les amoureux des animaux. Entre tortues géantes, requins marteaux et iguanes marins, il faudra parfois faire des choix. Voici maintenant notre itinéraire.

Otaries endormies à l'ombre des arbres et iguane marin sur le sable de Puerto Villamil, Isabela

Notre itinéraire aux Galápagos en un coup d’œil

JoursÎleTemps forts
1-2Trajet, puis IsabelaMontréal, Guayaquil, arrivée aux Galápagos
3-5IsabelaVolcan Sierra Negra, Los Túneles, Las Tintoreras
6-7Santa CruzPlongée à Bartolomé et Cousins Rock
8-9San CristóbalTour de l’île en bateau
10-11RetourFermeture des frontières, retour compliqué

Notre journal, jour par jour

Le voyage en vidéo

Vous préférez voir les choses plutôt que de lire un journal ? Pas de problème, vous pouvez retrouver notre journal vidéo ici :

Portail blanc « Isabela Galápagos » à l'entrée de Puerto Villamil

Combien ça coûte – Notre budget pour 11 jours aux Galápagos

Budget réel du voyage

8 391 $ CA

pour deux personnes, 11 jours, vols compris

4 195 $
par personne
105 $
par jour sur place
86 %
% en vols et circuit

Où part l’argent

Circuit organisé5 032 $ 60.0 %
Vols2 200 $ 26.2 %
Restaurants658 $ 7.8 %
Divers316 $ 3.8 %
Taxes et droits d’entrée185 $ 2.2 %

Ce que ça dit : le voyage se joue avant le départ. Le circuit et les vols pèsent 7 232 $ à eux deux, soit 86 % du total. Sur place, à deux, nous avons dépensé 1 158,82 $ en onze jours — environ 105 $ par jour, repas, taxis et souvenirs compris. Économiser sur les restaurants aux Galápagos ne change presque rien ; le vrai arbitrage porte sur le choix du circuit.

Voir le détail des 59 dépenses
Circuit organisé
Circuit ITK (croisière + guides) carte 5 032,00 $
Vols
Vols Montréal – Galápagos carte 2 200,00 $
Restaurants
Resto Coco Surf 50,00 US$ 71,00 $
El Cafetal 44,00 US$ 62,48 $
Rock Resto 38,00 US$ 53,96 $
Shawarma (plat + patacone + boisson) 36,00 US$ 51,12 $
Calypso 36,00 US$ 51,12 $
Resto Casa Blanca 29,00 US$ 41,18 $
Repas Zayapa 28,50 US$ 40,47 $
Kf Williams 26,00 US$ 36,92 $
Resto Galápagos Deli 24,00 US$ 34,08 $
Repas Encanto de la Pepa 20,00 US$ 28,40 $
Repas Encanto 20,00 US$ 28,40 $
Repas midi Panama carte 25,42 $
Petit déjeuner Guayaquil carte 24,25 $
Repas soir Panama carte 14,94 $
Happy hour Iguana Point 10,00 US$ 14,20 $
Smoothie YUL carte 12,00 $
Petit déjeuner (croissant) carte 10,42 $
Café mocha Panama carte 10,00 $
Chocolat + eau 7,00 US$ 9,94 $
Mix de noix 7,00 US$ 9,94 $
Java carte 9,00 $
Crème glacée 4,00 US$ 5,68 $
Crème glacée 2,50 US$ 3,55 $
Empanadas sur la plage 2,00 US$ 2,84 $
Petit déjeuner Santa Cruz 2,00 US$ 2,84 $
Popsicle 1,50 US$ 2,13 $
Pain petit déjeuner 1,50 US$ 2,13 $
Taxes et droits d’entrée
Entrée parc national Galápagos 100,00 US$ 142,00 $
Carte de transit INGALA 20,00 US$ 28,40 $
Entrée Isabela 10,00 US$ 14,20 $
Souvenirs
T-shirt souvenir 18,00 US$ 25,56 $
Café souvenir aéroport 14,00 US$ 19,88 $
Deux bières souvenirs 9,00 US$ 12,78 $
Chaussettes souvenir 8,00 US$ 11,36 $
Carte des animaux 7,00 US$ 9,94 $
Bière à ramener 4,50 US$ 6,39 $
Carte des poissons 3,00 US$ 4,26 $
Carte postale 1,00 US$ 1,42 $
Carte postale 0,50 US$ 0,71 $
Hébergement hors circuit
Hôtel Guayaquil carte 73,25 $
Activités
Location de vélos 24,00 US$ 34,08 $
Photos de plongée 20,00 US$ 28,40 $
Transports locaux
Uber vers l’aéroport carte 28,00 $
Taxi La Lobería 4,00 US$ 5,68 $
Taxi La Lobería retour 4,00 US$ 5,68 $
Bateau-taxi 2,00 US$ 2,84 $
Taxi retour plongée 2,00 US$ 2,84 $
Taxi aller Williams 2,00 US$ 2,84 $
Taxi retour Williams 2,00 US$ 2,84 $
Taxi-bateau Santa Cruz 1,60 US$ 2,27 $
Taxi 1,50 US$ 2,13 $
Taxi 1,50 US$ 2,13 $
Taxi aller plongée 1,50 US$ 2,13 $
Bateau-taxi (Santa Cruz) 1,00 US$ 1,42 $
Taxi-bateau San Cristóbal 1,00 US$ 1,42 $
Divers
Pourboire guide (Javier) 10,00 US$ 14,20 $
Lessive 8,00 US$ 11,36 $
Total 8 390,82 $

Dépenses en espèces converties au taux constaté sur place, 1 US$ = 1.42 $ CA. Le retrait d’espèces n’est pas compté comme une dépense : seules les dépenses qu’il a financées le sont.

Combien ça coûte – Le détail de ce que couvre notre circuit

Le poste le plus lourd, détaillé

Ce que couvrent les 5 032 $ du circuit

629 $
par nuit, à deux
280 $
par personne et par jour
8
nuits sur 3 îles

Hébergement

  • 8 nuits en chambre double standard
  • Isabela : hôtel San Vicente (2*), 4 nuits
  • Santa Cruz : Descanso del Guía (2-3*), 2 nuits
  • San Cristóbal : Pimampiro (2-3*), 2 nuits

Repas

  • Tous les petits déjeuners
  • 4 repas pique-nique sur les bateaux

Transport

  • Vol inter-îles en petit avion (4 à 10 places) le jour 1
  • 3 traversées en speedboat (jours 5, 7 et 9)
  • 4 transferts terrestres privés avec chauffeur

Excursions guidées

  • Tunnels de Cabo Rosa (bateau + snorkeling)
  • Volcans Sierra Negra et Chico
  • Las Tintoreras
  • Réserve de tortues terrestres, Santa Cruz
  • Plongée à Bartolomé et Cousins Rock
  • Tour 360° de San Cristóbal

Encadrement

  • Guides naturalistes locaux bilingues
  • Groupes de 10 personnes maximum les jours 2, 3 et 4
  • 2 moniteurs pour 12 plongeurs
  • Licences agence, guides et chauffeurs

Équipement

  • Plongée complète : bouteille, combinaison 7 mm, détendeur, gilet, manomètre, profondimètre
  • Palmes, masque et tuba pour le snorkeling

Ce qui n’est pas compris

Les vols internationaux  ·  Le vol aller-retour Quito – Galápagos  ·  L’entrée au parc national (100 US$ par personne)  ·  La carte migratoire INGALA (20 US$ par personne)  ·  La taxe de l’île Isabela (10 US$ par personne en avion)  ·  Les boissons et les repas non listés  ·  Les pourboires

À noter : l’agence ne détaille pas le prix poste par poste. J’ai donc reconstitué cela prestation par prestation : c’est le tableau juste en dessous. Ce que l’on peut dire avec certitude, c’est que ces 5 032 $ remplacent huit nuits d’hôtel, huit petits déjeuners, six excursions guidées avec matériel de plongée fourni, un vol inter-îles et sept transferts. À titre de comparaison, l’agence elle-même conseille de compter entre 8 et 40 US$ par repas non inclus et par personne.

Jus de fruits frais et cocktail sur une table en bois face à la plage au coucher du soleil, Isabela

Combien ça coûte – Prendre un circuit ou réserver soi-même ?

La question que tout le monde se pose

Combien vaut vraiment le circuit ?

L’agence facture un prix global : 1 903 US$ par personne, base deux, soit 3 806 US$ — les 5 032 $ CA de notre budget. Elle ne détaille rien. J’ai donc repris le circuit ligne à ligne pour estimer ce que chaque prestation coûtait en direct, en 2020, taxes comprises, pour nous deux.

Hébergement

Hôtel San Vicente, Isabela — 4 nuits (4 nuits)
chambre double, petit déjeuner inclus
358 $
Descanso del Guía, Santa Cruz — 2 nuits (2 nuits)
chambre double, piscine
132 $
Cabañas Pimampiro, San Cristóbal — 2 nuits (2 nuits)
chambre double, petit déjeuner inclus
189 $
sous-total 679 $

Transport entre les îles

Vol Baltra → Isabela (Emetebe) (2 pers.)
petit bimoteur, 11 kg de bagages maximum
287 $
Speedboat Isabela → Santa Cruz (2 pers.)
2 h de traversée
60 $
Speedboat Santa Cruz → San Cristóbal (2 pers.)
2 h 30
60 $
Speedboat San Cristóbal → Santa Cruz (2 pers.)
1 h 15
60 $
sous-total 467 $

Excursions guidées, repas compris

Los Túneles / Cabo Rosa — journée (2 pers.)
bateau, guide, snorkeling, pique-nique à bord
262 $
Volcans Sierra Negra et Chico — journée (2 pers.)
16 km de marche, guide, pique-nique
107 $
Las Tintoreras en kayak — demi-journée (2 pers.)
guide, snorkeling
107 $
Réserve de tortues El Chato (2 pers.)
entrée seule, visite sans guide
16 $
Plongée Bartolomé + Cousins Rock (2 pers.)
2 immersions, équipement complet, repas chaud à bord
328 $
Tour 360° de San Cristóbal — journée (2 pers.)
bateau, guide, 3 snorkelings, repas à bord
328 $
sous-total 1 148 $

Transferts terrestres privés

Chauffeur privé les jours 1, 5, 7 et 9
4 journées de chauffeur privé (Pablo à Isabela, Javier à Santa Cruz) : accueil à l’aéroport et aux quais, traversée de Santa Cruz jusqu’à El Chato et au canal d’Itabaca, achat des billets de ferry à notre place. Aucun tarif public n’existe pour ce service : c’est le seul poste vraiment estimé, à partir du prix des courses.
≈ 226 $
2 519 $
les mêmes prestations réservées une par une
3 806 $
ce que nous avons payé à l’agence
34 %
la part du prix qui reste à l’agence

Est-ce qu’on s’est fait avoir ?

Non. En organisant tout nous-mêmes, nous aurions économisé environ 1 287 US$ à deux : l’agence garde à peu près un tiers du prix de vente. C’est la fourchette habituelle du métier pour une agence réceptive qui monte du sur-mesure — rien d’anormal. Surtout prenez en compte le fait que j’ai pu me tromper et oublier certaines dépenses cachées qui étaient comprises dans le prix de l’agence.

Et cette part n’est pas du profit : elle paie une quinzaine de réservations coordonnées, deux chauffeurs qui nous attendaient à chaque quai et achetaient les billets de ferry à notre place, les licences d’agence et de guides, un téléphone prêté, un interlocuteur francophone joignable à tout moment.

Et les repas ? C’est la question qu’on se pose devant le tableau : aucune ligne « nourriture ». Ils y sont pourtant. Les huit petits déjeuners sont compris dans le prix des hôtels, et les quatre repas de midi prévus au programme sont ceux servis à bord pendant les excursions d’une journée — déjà compris dans leur tarif. Le reste, soupers et déjeuners libres, n’a jamais fait partie du circuit : c’est notre poste « restaurants », compté à part.

La vraie leçon n’est donc pas « l’agence est chère », mais : on paie environ un tiers de plus pour transférer la charge et le risque à quelqu’un d’autre. Sur un archipel où rater un ferry coûte une journée entière, chacun jugera si l’échange est bon. Pour un premier voyage aux Galápagos, sans parler espagnol, je le referais.

Et aujourd’hui, ça coûterait combien ?

Les mêmes prestations, aux tarifs de 2026 : environ 3 033 US$ pour deux, soit près de 500 $ de plus qu’en 2020. Et ce n’est pas tout : l’entrée du parc national est passée de 100 à 200 US$ par personne en août 2024, ce qui ajoute encore 200 $ à deux. Les Galápagos n’ont pas fini de devenir chères.

Trois choses que ce tableau apprend

Les excursions font près de la moitié du circuit, et deux d’entre elles — la plongée à Bartolomé et le tour 360° — en représentent le quart à elles seules. C’est là que se joue un budget Galápagos, pas sur l’hôtel.

Le vol inter-îles jusqu’à Isabela coûte à lui seul plus que trois nuits d’hôtel. Commencer par Santa Cruz et rejoindre Isabela en speedboat économise près de 230 $ à deux, contre deux heures de mer secouée.

Le piège des devis : le vol continent → Galápagos n’est pas compris dans le circuit. Comptez 400 à 500 US$ aller-retour par personne depuis Quito ou Guayaquil. Dans notre cas il était intégré à notre billet depuis Montréal : il tombe donc dans la ligne « vols » de notre budget, pas dans celle du circuit. Quand vous comparez deux devis, vérifiez toujours de quel côté il se trouve. S’ajoutent les taxes obligatoires, à régler en espèces : carte INGALA (20 US$), entrée du parc national et taxe d’Isabela (10 US$ à l’arrivée en avion), par personne.

Le poste qui n’apparaît pas dans le budget

2 000 $ de billets rachetés en catastrophe

Le 15 mars 2020, l’Équateur annonce la fermeture de ses frontières pour le lendemain minuit. Notre vol de retour était prévu six jours plus tard. Copa n’avait plus rien vers Montréal avant le 21 mars : après une nuit blanche à l’aéroport de Quito et des heures à écumer les sites de réservation, nous avons racheté nous-mêmes un Panama → Miami → Montréal. Près de 2 000 $ pour nous deux, au moment précis où les prix avaient triplé parce que la planète entière essayait de rentrer chez elle.

Ces 2 000 $ ne figurent nulle part dans le budget de cette page, et c’est volontaire : l’assurance voyage incluse dans notre carte de crédit les a intégralement remboursés. Les compter fausserait le budget d’un voyage normal — mais les passer sous silence serait malhonnête.

La leçon tient en une ligne : vérifiez ce que couvre vraiment la carte avec laquelle vous payez vos billets, et surtout à quelles conditions — beaucoup n’activent la protection que si le voyage entier a été réglé avec elle. C’est le genre de détail qu’on lit distraitement en s’inscrivant, et qui décide un jour de 2 000 $.

Iguane marin des Galápagos au repos sur le sable blanc

Ce qu’il faut savoir avant de partir aux Galápagos

Les Galápagos ne se préparent pas comme une simple semaine à la plage. Les distances maritimes, les règles du parc et les frais d’entrée demandent un peu d’anticipation.

Avant de partir aux Galápagos, choisissez une saison adaptée à vos activités, réservez les éléments rares et préparez vos documents. Une bonne organisation laisse plus de place aux tortues géantes, aux fous à pattes bleues et aux paysages volcaniques.

L’archipel se visite toute l’année, mais chaque période apporte ses compromis. De décembre à mai, la saison est généralement chaude et humide. L’air et l’eau sont plus agréables pour la baignade, tandis que les averses sont plus fréquentes.

De juin à novembre, le temps devient plus frais et sec sous l’influence du courant de Humboldt. L’eau peut être froide, mais elle est riche en nutriments, ce qui attire davantage d’animaux marins. En août, attendez-vous souvent à des matinées couvertes, du vent et une mer plus animée. Les conditions changent aussi entre les zones côtières et les hauteurs de Santa Cruz.

Il n’existe pas de mois parfait pour tous les voyageurs. Si vous rêvez de nager longtemps et supportez quelques pluies tropicales, les mois chauds conviennent bien. Si votre priorité est l’observation marine, des eaux plus fraîches peuvent offrir de belles sorties de snorkeling et de plongée.

La mer doit peser dans votre décision. Une excursion en bateau peut rester agréable en février et devenir plus physique en août. Regardez donc les activités prévues, le type d’embarcation et les îles choisies avant de fixer vos dates.

Randonneurs traversant le désert de lave du volcan Sierra Negra, Isabela

Le mal de mer : comment mieux vivre les trajets entre les îles

Les liaisons entre les îles se font en speed boat, des bateaux d’une vingtaine de places qui filent à vive allure sur une mer parfois mouvementée. Comptez entre 1 h 15 et 2 h 30 selon la liaison et le bateau. Pensez à bien regarder si la liaison que vous envisagez existe. Par exemple, il n’existe pas de liaison directe entre Isabela et San Cristóbal. Tout passe par Santa Cruz, le hub de l’archipel. Relier ces deux îles demande de faire deux traversées, pas une. Ces trajets en bateau sont loin d’être les plus agréables, je vous recommande de limiter au maximum leur nombre.

Notre expérience

Dans notre cas, nous avons effectué trois traversées qui n’ont rien eu à voir les unes avec les autres. Entre Isabela et Santa Cruz, deux heures d’une vraie montagne russe : les coups étaient violents ; ils nous faisaient littéralement sauter de notre siège. Deux jours plus tard, entre Santa Cruz et San Cristóbal, tout était plutôt calme, nous avons fini par nous endormir pendant le trajet. Et au retour, de San Cristóbal à Santa Cruz, la traversée n’a duré que 1 h 15 et nous l’avons trouvée plus confortable qu’un vol en avion.

Ce qui change tout, c’est le bateau. Nous avons mis du temps à le comprendre, mais le schéma s’est répété : les gros bateaux encaissent les vagues, les petits les subissent. Le meilleur de nos trajets avait des sièges rembourrés orientés face à la marche, et non sur le côté comme dans les autres, un détail qui n’en est pas un quand la mer se creuse. Si vous avez le choix de la compagnie, posez la question avant de réserver et privilégiez les gros bateaux pour des trajets plus confortables.

Nous n’avons au final jamais été malades, mais nous n’étions pas loin lors de notre premier trajet.

Côté préparation, parlez à un professionnel de santé avant le départ et prévoyez une réserve de médicaments, Gravol au Canada ou Mercalm en France, pourrait vous être utile. Une règle vaut pour tous ces produits : prenez-les 30 à 60 minutes avant d’embarquer, pas quand le bateau commence à taper. Ils agissent en prévention ; une fois la nausée installée, il est trop tard.

Le bateau El Mangle amarré au port avant une traversée entre les îles

Une fois à bord, quelques réflexes simples :

  • Installez-vous au centre du bateau, le plus bas possible. C’est l’axe autour duquel tout pivote, donc l’endroit qui bouge le moins. L’arrière tape sur les vagues, l’avant se soulève.
  • Asseyez-vous face à la marche, jamais de côté.
  • Fixez l’horizon. Le mal de mer vient du désaccord entre votre oreille interne, qui sent le mouvement, et vos yeux, qui voient un intérieur immobile. Un point lointain et stable réconcilie les deux.
  • Rangez le téléphone et ne lisez pas : c’est exactement l’inverse.
  • Restez à l’air libre si c’est possible, et éloignez-vous des odeurs de carburant.
  • Si ça se gâte, fermez les yeux, calez votre tête et respirez lentement. Supprimer l’information visuelle vaut mieux que lutter contre elle.
  • Mangez léger avant de partir, mais évitez de partir le ventre vide.

Enfin, pensez à votre itinéraire en conséquence : limitez le nombre de changements d’île, et prévoyez une journée plus calme après un trajet en mer. Les départs sont matinaux (nous nous levions souvent à 5 h pour prendre les bateaux). Sachez aussi que les sacs sont fouillés au port, contrôle de biosécurité oblige, et qu’un bateau-taxi vous emmène jusqu’au bateau — autant d’étapes où un retard peut s’accumuler. Bref, prévoyez une marge sur les trajets.

Colonie d'otaries sur la plage de Puerto Baquerizo Moreno au crépuscule, San Cristóbal

Que faut-il réserver à l’avance pour un voyage aux Galápagos ?

Les vols au départ de Quito ou Guayaquil vers Baltra et San Cristóbal sont la première réservation à sécuriser. Ils déterminent votre porte d’entrée, vos transferts et l’ordre des îles visitées.

Le choix entre croisière et séjour d’île en île change tout. Une croisière fixe le programme et les repas. Un itinéraire terrestre permet d’ajuster les journées, mais demande plus de coordination entre hôtels, ferries et excursions.

Les réservations à sécuriser avant le départ

Réservez en priorité les éléments suivants, surtout pendant les vacances scolaires et les périodes de forte demande :

  • Les vols internationaux, puis les vols vers Baltra ou San Cristóbal.
  • La croisière ou les hébergements à Puerto Ayora, Puerto Baquerizo Moreno et Puerto Villamil.
  • Les excursions à places limitées, comme Los Túneles à Isabela ou certaines sorties de plongée.
  • Les transferts inter-îles dont l’horaire conditionne votre arrivée à l’hôtel.

Depuis le 29 mai 2025, la Tarjeta de Control de Tránsito, souvent appelée TCT ou TCC, se demande en ligne avant le vol vers l’archipel. La procédure numérique annoncée par le Consejo de Gobierno des Galápagos demande notamment vos données de passeport, vos vols et votre hébergement.

Vérifiez aussi les franchises bagages et les horaires de correspondance avant de payer vos excursions.

Ce qui peut attendre une fois sur place

Les taxis entre l’aéroport, le port et votre hébergement se règlent souvent à l’arrivée. Certaines agences locales proposent aussi des sorties disponibles pour le lendemain, en fonction de la météo et du nombre de participants.

Gardez cette souplesse pour une plage, une visite de centre d’interprétation ou une sortie peu demandée. En revanche, n’attendez pas pour les sites soumis à des quotas ou accessibles uniquement avec un opérateur autorisé.

Plage de sable blanc et bateaux d'excursion au mouillage, Galápagos

Comment préparer un itinéraire réaliste entre les îles ?

Un bon itinéraire laisse du temps entre les déplacements. Trois îles en six jours peuvent sembler séduisantes, mais elles réduisent les moments passés dans les sites naturels. Deux îles bien choisies donnent souvent un séjour plus reposant.

La croisière convient aux voyageurs qui veulent atteindre des secteurs isolés sans gérer les trajets au quotidien. Le séjour terrestre est plus simple pour maîtriser le budget et prolonger une étape appréciée. Dans les deux cas, prévoyez une marge pour la météo, la mer et les horaires de bateau.

Les zones protégées imposent aussi des règles précises. Certains sentiers, débarquements et sites marins exigent un guide agréé. Le rappel des conditions d’entrée et des permis aide à éviter les réservations incompatibles avec votre programme.

Préparer le voyage sans perdre l’essentiel

Pour partir aux Galápagos sereinement, choisissez d’abord la saison qui correspond à vos activités et à votre tolérance à la mer. Réservez ensuite les vols, le séjour principal et les excursions les plus limitées.

Préparez votre TCT avant le vol et comptez au moins 220 US$ de frais obligatoires par adulte étranger, selon les tarifs actuellement indiqués. Avec ce cadre simple, vous profiterez davantage de la faune et des îles, sans découvrir une contrainte au dernier moment.

Arches de lave et bassins d'eau turquoise de Los Túneles, au sud d'Isabela

Mon avis honnête, après coup

La répartition : 4 nuits à Isabela, 2 à Santa Cruz, 2 à San Cristóbal. Avec le recul, c’est Isabela qui a été la mieux servie, et je ne changerais rien : trois journées pleines, trois ambiances différentes — le volcan Sierra Negra, Los Túneles, Las Tintoreras. C’est là que nous avons le plus vu et le mieux respiré.

Santa Cruz, en revanche, est l’île que nous avons le moins vue. Sur nos deux nuits, la première journée a été mangée par la traversée depuis Isabela, et la seconde par la plongée à Bartolomé — trois heures de bateau aller-retour. Résultat : nous avons dormi à Puerto Ayora sans vraiment la découvrir. Je pense qu’elle aurait mérité un peu plus de temps pour en profiter.

La plongée à Bartolomé (et probablement ailleurs aux Galápagos), est super belle et vaut le coup ! Pensez même à y faire votre cours pour être autonome si vous avez beaucoup de temps. Par contre, pensez que les distances peuvent être longues. Nous avions 1 h 30 pour nous rendre sur le site de plongée (donc 3 h aller-retour) et cela fait beaucoup dans une journée déjà fatigante de plongée.

Kicker Rock (León Dormido) émergeant de l'océan au large de San Cristóbal

Ce à quoi je donnerais plus de temps : San Cristóbal. Le tour 360° a été notre meilleure journée, Kicker Rock, et surtout cette colonie de dauphins qui a tourné autour du bateau. Nous nous sommes vraiment sentis privilégiés de pouvoir voir tout cela en si peu de temps. La plage de La Lobería est selon moi à ne pas rater en passant sur cette île. Deux nuits pour cette île, c’est court, j’aurais aimé y passer au moins une nuit de plus pour découvrir d’autres endroits.

Ce que je supprimerais : le centre d’interprétation de San Cristóbal. C’est correct pour comprendre l’histoire de l’archipel, mais on ne vient pas aux Galápagos pour lire des panneaux et il n’y a aucun animal. Je le remplacerais par du temps sur l’eau ou sur les plages. Même remarque pour la partie pêche incluse dans le tour 360 : c’est malheureusement une obligation administrative pour les bateaux.

Note : Sur le moment, ça sentait un peu la magouille : pourquoi diable notre matelot se met-il à pêcher au milieu d’une excursion touristique ? En réalité, c’est un dispositif du Parc national, la Pesca Artesanal Vivencial. Pour emmener des touristes sur ce type d’itinéraire, le bateau doit être enregistré comme bateau de pêche et son équipage doit être composé de pêcheurs locaux licenciés. L’objectif n’est pas de contourner la règle mais de reconvertir les pêcheurs vers le tourisme, et donc de réduire la pression sur la réserve marine. Notre matelot n’a rien attrapé ce jour-là — mais le poisson de notre déjeuner à bord venait de là.

L’agence : je la reprendrais. Ce n’est pas la solution la moins chère, nous avons payé environ 30 % de plus que si nous avions tout réservé nous-mêmes. Mais chaque transfert était là, à l’heure, sans que nous ayons à y penser : Pablo à Isabela, Javier à Santa Cruz, les billets de bateau achetés pour nous, les contrôles de biosécurité anticipés. Et surtout, quand la pandémie a fermé les frontières, c’est l’agence qui nous a prévenus avant tout le monde et poussés à devancer notre vol. Sans cela nous nous serions probablement retrouvés bloqués aux Galápagos ou en Équateur pendant plusieurs semaines. Ce jour-là, le prix de l’agence a été rentabilisés d’un coup. Pour en savoir plus sur l’agence, nous sommes passé par ITK.

Mon seul vrai regret, et il ne coûte rien à corriger : l’espagnol. J’en ai parlé dans le journal, mais notre niveau très limité en espagnol nous a empêchés d’entrer en contact avec les gens. Aux Galápagos, l’anglais suffit pour les excursions, mais pas pour parler aux habitants. Avoir une plus grande maitrise de la langue aurait probablement aidé aux échanges culturels avec les locaux. Depuis je me suis mis à Duolingo.

Et si vous n’aviez qu’un conseil à retenir sur le rythme : ne prévoyez rien d’exigeant le lendemain d’une traversée. Nous avons enchaîné, et les journées avec réveil à 5 h du matin s’accumulent. Alors on se couche tôt pendant ce genre de voyage, mais on manque parfois de sommeil. Enfin, prenez votre temps, je recommande de rester plusieurs jours sur une seule île plutôt que faire à peine une journée par île pour pouvoir toutes les faire.

Bébé otarie des Galápagos auprès de sa mère sur le sable

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